Le Président de la République a exposé hier soir au pays des sujets graves, qui auront des conséquences pour plusieurs générations de Français et d’européens.
Il s’agit pour la France d’aider l’Ukraine à faire front après la trahison américaine et pour l’Europe de faire face à un bouleversement géopolitique majeur.
Notre pays doit affirmer une voix puissante et influente dans le monde et construire avec l’Europe une voie nouvelle pour répondre aux défis existentiels qui lui sont posés avec pour boussole la défense des principes du droit international.
Loin des querelles partisanes, cette nouvelle donne mérite un débat approfondi, exigeant, à hauteur du moment, au Parlement.
Le Président Macron doit rester dans son rôle, déjà important comme chef des armées. Il a dit plusieurs choses nécessaires hier soir. Mais il n’a pas à définir la politique budgétaire de la nation, surtout pas pour imposer l’austérité. Il a perdu les élections législatives, il doit laisser le Parlement faire son travail.
Il faut un effort pour la défense et notre sécurité, celle de la France, celle de l’Europe. Cet effort doit être soutenu par la nation, donc reposer sur ceux qui ont les moyens de le financer. Pas sur les classes moyennes et populaires déjà très lourdement pénalisées par 8 ans de macronisme.
L’effort de défense ne peut pas se substituer à un investissement qui doit être massif pour nos services publics, la transition écologique, les solidarités. Il faut repenser le partage des richesses pour relever tous ces défis.
Pour unir la nation, il faut convaincre, protéger, respecter les aspirations du pays. Pas proclamer et exiger. Rien ne peut et ne doit se faire en dehors des cadres de la démocratie et du droit, telle est aussi notre force dans un monde soumis à des dirigeants qui se comportent comme des brutes dangereuses.
Le travail qui commence sera décisif. J’y prendrai ma part avec sérieux et responsabilité.